Injures sexistes à l'Assemblée : une sanction rare, mais qui n'est pas une première

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"C'est l'une des rares fois de notre Histoire, que l'Assemblée nationale condamne l'un de ses membres pour injures sexistes. C'est une avancée majeure. Ne laissons plus rien passer", a tweeté la députée insoumise Mathilde Panot mardi matin. L'élue du Val-de-Marne se réjouissait ainsi que la conférence des présidents du palais Bourbon ait décidé de sanctionner son collègue Pierre Henriet qui l'avait traitée, dans l'hémicycle, de "poissonnière". Le député LREM de Vendée écope d'un "rappel à l'ordre avec inscription au procès verbal", assorti, comme l'indique l'article 73 du règlement de l'Assemblée, d'une privation, pendant un mois, du quart de son indemnité parlementaire, soit environ 1.400 euros.

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Imitations de poule, de mouton...

Mais cette sanction pour injure sexiste n'est pas une première. L'article 70 du règlement indique que tout élu  "qui se livre à une mise en cause personnelle, qui interpelle un autre député ou qui adresse à un ou plusieurs de ses collègues des injures, provocations ou menaces" peut faire l'objet faire l'objet de "peines disciplinaires".

En octobre 2013, le député apparenté UMP Philippe Le Ray avait caqueté lors d'une prise de parole de l'élue EELV Véronique Massonneau sur la réforme des retraites. "Ça suffit, arrêtez, je ne suis pas une poule, c'est bon!", avait réagi l'écologiste. "Que l'on se transforme en cour de récréation, non. Je vous le dis, il y a des choses qui ne sont pas acceptables&q...
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