Injure, provocation à la haine... Les autres procédures judiciaires qui menacent Eric Zemmour

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Eric Zemmour à Bonneval, le 7 janvier 2022 - JEAN-FRANCOIS MONIER              © 2019 AFP
Eric Zemmour à Bonneval, le 7 janvier 2022 - JEAN-FRANCOIS MONIER © 2019 AFP

Eric Zemmour n'en a pas fini avec la justice. Alors qu'il a été fixé ce lundi sur ses poursuites pour "complicité de provocation à la haine raciale et injure raciale" après ses propos sur les mineurs isolés, qui lui ont valu une condamnation à 10.000 euros d'amende, le polémiste devenu candidat à l'élection présidentielle a encore plusieurs procédures en cours.

Récemment, c'est lui qui a initié des poursuites, en déposant plainte pour "atteinte à la vie privée". D'abord en septembre dernier contre Paris Match, puis en novembre contre Closer, après la publication de photos de lui avec sa proche conseillère Sarah Knafo - "sa collaboratrice" et "sa compagne", a-t-il expliqué mercredi dernier sur BFMTV.

Mais le plus souvent, c'est lui qui est cité à comparaître: voici les autres affaires qui le menacent encore.

• Une audience pour "contestation de crime contre l'humanité" après ses propos sur Pétain et les juifs de France

À peine un dossier refermé qu'un autre s'ouvre. Eric Zemmour doit comparaître ce jeudi pour "contestation de crime contre l'humanité". Le 21 octobre 2019, le polémiste a déclaré, lors d'un débat sur la guerre en Syrie sur CNews, que le maréchal Pétain avait "sauvé" les juifs français.

"Je tiens à répéter ce que j'ai dit, les chiffres parlent d'eux-mêmes: en France, 40% des juifs étrangers qui ont été exterminés et 90% des juifs français qui ont survécu", avait soutenu le polémiste lors de l'audience en décembre 2020.

Le tribunal correctionnel avait relaxé Eric Zemmour estimant que ces déclarations ne relevaient pas de la contestation d'un crime contre l'humanité. Une décision "inadmissible" pour les parties civiles, dont la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme), qui ont fait appel.

Le polémiste doit être jugé ce jeudi 20 janvier devant la cour d'appel de Paris. Selon nos informations, sa défense va demander un renvoi en raison de la proximité avec l'élection présidentielle et parce qu'il s'agit d'un délit d'opinion, selon son avocat Me Pardo.

• Des poursuites pour "contrefaçon du droit d'auteur"

L'entrée en campagne d'Eric Zemmour est contestée à travers son clip de campagne. Éric Zemmour va devoir s'expliquer devant la justice pour l'utilisation d'images sans autorisation de leurs auteurs dans son clip de campagne. Le candidat à l'élection présidentielle est assigné le 27 janvier prochain devant le tribunal judiciaire de Paris pour "contrefaçon du droit d'auteur".

Parmi les plaignants: les sociétés EuropaCorp et Gaumont et le réalisateur Luc Besson dont des images de leur film Jeanne D'Arc, avaient été utilisées sans son consentement.

• Une procédure pour "injure raciale" contre Hapstatou Sy

Eric Zemmour a d'autres rendez-vous avec la justice prévu en 2022. Cette fois-ci, pour "injure raciste".

À l'origine de cette convocation devant le tribunal correctionnel de Paris, un échange verbal extrêmement tendu avec la chroniqueuse Hapsatou Sy. Présent sur le plateau des "Terriens du dimanche" sur C8, Eric Zemmour avait estimé que le prénom de la chroniqueuse était "une insulte à la France" et qu'elle aurait pu, par exemple, s'appeler "Corinne".

La séquence avait été coupée au montage: c'est Hapsatou Sy elle-même qui l'avait diffusée sur les réseaux sociaux. L'animatrice, qui depuis a quitté le groupe Canal+, avait porté plainte contre Eric Zemmour pour "injure raciste". Il doit être jugé en septembre prochain.

• Une procédure pour "injure raciste" contre la députée LFI Danièle Obono

Une autre procédure pour "injure raciste" est en cours, cette fois-ci contre la députée de La France insoumise Danièle Obono. À nouveau sur CNews, à la veille de l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015, et en pleine polémique sur la représentation de l'élue en esclave dans Valeurs actuelles, le polémiste s'en était pris violement à elle. "Non seulement on a le droit de critiquer Mme Obono, mais on a le devoir de combattre Mme Obono", a déclaré Eric Zemmour.

"J’ai vu Madame Obono qui refusait de dire Vive la France! à la télévision, j’ai vu Madame Obono organiser des réunions interdites aux blancs. J’ai vu Madame Obono dire tout son amour pour Merah…", clamait-il en appelant à combattre la députée LFI.

Danièle Obono avait obtenu la lecture d'un droit de réponse sur Cnews. "Votre chroniqueur Éric Zemmour a porté atteinte à mon honneur et à ma réputation de femme noire, députée, qui mène la tête haute un combat pour l’égalité et contre le racisme", avait réagi la députée.

• Un pourvoi en cassation après ses propos sur l'islam à la Convention de la Droite

Condamné en première instance puis relaxé en appel, Eric Zemmour reste poursuivi dans l'affaire de la Convention de la droite. En septembre 2019, lors de ce rassemblement organisé par des proches de Marin Maréchal-Le Pen, le polémiste avait assimilé l'Islam à une menace pour la civilisation occidentale. Il y avait affirmé que "tous nos problèmes aggravés par l'immigration sont aggravés par l'islam", qu'une "inversion de la colonisation" est en cours pour atteindre une "extermination de l'homme blanc hétérosexuel catholique".

Il avait été condamné à une amende de 10.000 euros, condamnation annulée par la cour d'appel en septembre dernier. Le parquet général ainsi que les parties civiles se sont pourvus en cassation.

• Une plainte pour "injure publique" déposée par le journaliste Taha Bouhafs

Il s'agit là de la plainte déposée par le journaliste Taha Bouhafs. Lors d'une de ses interventions sur CNews, en septembre 2020, Eric Zemmour l'a qualifié de "militant indigéniste" et "islamiste". Le journaliste a déposé une plainte pour "injure publique". L'instruction est toujours en cours selon l'avocat de Taha Bouhafs, Me Arié Alimi, contacté par BFMTV.com.

• Un procès prévu en 2023

L'horizon judiciaire dépasse l'année 2022. La semaine dernière, la justice a fixé venune nouvelle échéance pour Eric Zemmour: il sera jugé en mai 2023 pour diffamation aggravée, pour des propos tenus en 2019 sur le "mouvement féministe" et le "mouvement LGBT". Le 15 octobre 2019, le polémiste avait notamment déclaré : "La rencontre du mouvement féministe et du mouvement LGBT fait qu’avec la force des mythes de ces minorités, avec leurs relations dans les médias, dans la justice, au sein de l’appareil d’État, ils ont asservi l’appareil d’État à leur idéologie et donc à leurs caprices".

L'association Stop homophobie avait porté plainte.

Article original publié sur BFMTV.com

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