Ingrid Dordain, les combats d'une mère pour sensibiliser à l'autisme

Investie dans l’associatif, éducatrice spécialisée, et désormais engagée en politique, Ingrid Dordain mène plusieurs vies de front. La Française se bat pour que les enfants « différents » fassent partie de la société. Mais aussi, pour que leurs parents aient un droit au répit, et à une vie professionnelle épanouie.

Le calme après deux mois de tourbillon. Quand elle nous reçoit chez elle, à Amiens, un après-midi de la fin juin, Ingrid Dordain s’excuse pour « sa tête fatiguée ». La campagne des élections législatives vient de s’achever. Pour ses premiers pas en politique, la Picarde s’est présentée comme suppléante de Barbara Pompili, ex-ministre de l’Écologie d’Emmanuel Macron, réélue députée dans le département de la Somme. « La bataille a été rude, il faut accepter de prendre des coups, surtout en tant que femme », soupire-t-elle. Pourtant, ce ne sont pas les premiers coups qu’elle encaisse. Elle s’est entourée, au fil des années, d’une « épaisse carapace », qui se fissure uniquement en présence de ses amies proches.

Les mots « autisme atypique » sont posés en 2007, Lucie a 3 ans. Ingrid Dordain doit tout gérer de front : sa fille, le travail, les études, « car j’avais toujours cet objectif d’avoir mon diplôme d’éducatrice spécialisée », et elle suit une psychanalyse, « nécessaire ». Mais aussi le militantisme à la SATED, une association picarde pour les enfants autistes, qui soutient également les parents.


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