Ingrid Betancourt : « Pourquoi j’ai choisi Hernandez, le millionnaire populaire » pour la présidentielle colombienne

© AFP

Voici sa tribune : « La Colombie s’est souvent placée à contre-courant des grands mouvements régionaux : lorsque le continent sombrait dans les dictatures de droite des années soixante, la Colombie réussissait à les esquiver ; lorsque la région connaissait une crise de paiements dans les années quatre-vingt, la Colombie se maintenait à flot ; et une fois que les guérillas avaient disparu du continent, la Colombie continuait de confronter la plus ancienne d’entre elles.

Absente de la première vague rose des années 2000 incarnée notamment par Hugo Chavez au Venezuela et Lula au Brésil, les derniers pronostics électoraux laissent prévoir qu’elle puisse aussi l’être de la seconde, initiée en partie depuis 2019 par Manuel Lopez Obrador au Mexique et dynamisée par la victoire de Gabriel Boris au Chili.

Après la signature des accords de paix en 2016 avec la guérilla des FARC, Ivan Duque, un candidat issu de la droite, opposé au processus de paix, est devenu chef du gouvernement en 2018. À la suite de la pandémie, la moitié de la population qui vit du commerce informel de rue, s’est vue obligée de rester cloitrée chez elle et a sombré dans la plus grande des précarités, alors que le gouvernement annonçait mal à propos une réforme tributaire pour alléger les impôts des plus riches. La révolte dans les rues a fini par éclater. Le gouvernement y a répondu avec violence, ce qui a déclenché la montée en puissance d’une gauche radicale.

C’est en voyant mon pays déchiré par une polarisati...


Lire la suite sur LeJDD

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles