Ingenuity : Jean-Marc Moschetta nous explique les défis qui attendent le vol du drone de la Nasa dans le ciel de Mars

Rémy Decourt, Journaliste
·2 min de lecture

Après des essais satisfaisants du rotor et des pales, la Nasa a donné son feu vert au premier vol martien d’Ingenuity. Si tout se déroule comme prévu, il devrait décoller du cratère Jezero ce dimanche 11 avril pour un vol autonome de 30 secondes au maximum. La tentative de décollage est prévue dans la nuit de dimanche à lundi, à 4 h 54 heure de Paris (il sera 12 h 30 dans le cratère Jezero, sur Mars). Comme nous l’explique Jean-Marc Moschetta, Professeur d'aérodynamique à l'ISAE-Supaéro, ce vol doit notamment « démontrer la faisabilité d'exploiter et d'utiliser un hélicoptère autonome sur Mars ». Si sur Terre le vol aérien est évidemment maîtrisé, « sur Mars, la Nasa est sur un terrain inconnu ».

La principale difficulté qui attend Ingenuity sera de « décoller et s’élever dans les airs martiens » en raison de la très « faible masse volumique de latmosphère ». À cela s’ajoute que la pression et la densité de l’atmosphère martienne sont d’environ le « centième de celles qui règnent sur Terre au niveau de la mer ou encore celles que l'on connaît à une altitude d’une trentaine de kilomètres, dans la stratosphère, où l’air est plutôt rare ». Pour décoller et compte tenu de ces contraintes, Ingenuity devra éjecter une « quantité de mouvement (produit de la masse par la vitesse) suffisamment élevée vers le sol pour compenser la force de gravité qui va lattirer vers le bas ».

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Optimisation pour les conditions atmosphériques martiennes

Techniquement, le gros challenge pour Ingenuity est donc « d’envoyer beaucoup de masse vers le sol ». Pour cela, il faut envoyer le peu de matière qu’il y a dans l’air martien le plus rapidement possible avec une...

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