INFO LE POINT. Robert Hossein, le géant du théâtre populaire, est mort

Par Marc Fourny
·1 min de lecture
Robert Hossein le 24 août 2013 à Cannes.
Robert Hossein le 24 août 2013 à Cannes.

Impulsif, passionné et fonceur, imprévisible et brouillon, parfois insupportable et forcément attachant... Tel était Robert Hossein, décédé ce 31 décembre à l'âge de 93 ans, pour ceux qui ont eu la chance de le croiser. Pour les interviews, inutile d'apporter les questions, il entamait son show, porté par son propos, en faisant les dialogues à lui tout seul : vous repartiez avec des heures d'une logorrhée flamboyante où le tonitruant metteur en scène abordait tous les sujets qui lui tenait à c?ur. Un monument, une force, un torrent d'énergie, une fougue sans doute héritée de sa mère, qui quitta la Russie soviétique pour émigrer vers l'Europe occidentale dans les années 20, avant de s'installer à Paris.

Son enfance est décousue, ses parents tirent le diable par la queue, un père musicien, une mère couturière, ils le mettent en pension, sans toujours payer la facture... Le jeune Hossein change souvent d'établissements, prend sur lui, ne s'attache guère, sauf à cette mère dont il admire la classe. Plus on le traite de « Russkoff » ? ou pire de « Russecouille » ?, plus il s'enferme dans le silence et les rêves, s'invente des histoires qui nourriront plus tard sa formidable créativité.

Le balafré d'Angélique

Robert Hossein aurait pu mal tourner, toujours prêt aux quatre cents coups. À peine le certificat d'études en poche ? l'a-t-il seulement eu ? ?, c'est décidé : il veut être comédien, « devenir une vedette ». Il prend des cours d'art dramatique et fréquente sur [...] Lire la suite