Disparition de Sophie Le Tan : le suspect mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration

Un homme de 58 ans a été mis en examen en lien avec l’enquête sur la disparition d’une jeune femme de 20 ans. Selon nos informations, il a travaillé pour le Crous de Strasbourg en 1995.

Jean-Marc Reiser, 58 ans, a été mis en examen lundi soir pour “assassinat, enlèvement et séquestration”, a annoncé mardi la procureure de la République de Strasbourg, Yolande Renzi. Le suspect avait été écroué dans la nuit de lundi à mardi dans le cadre de l’enquête sur la disparition de Sophie Le Tan le 7 septembre dernier.

Le quinquagénaire avait été interpellé samedi soir à Schiltigheim, en banlieue de Strasbourg. Une perquisition effectuée dans son appartement a révélé “l’existence de traces de sang, malgré manifestement un nettoyage en profondeur et très récent des lieux”, dont “l’ADN a été attribué à Sophie Le Tan”, l’étudiante de 20 ans qui n’a toujours pas été retrouvée, a-t-elle déclaré.

Responsable au Crous de Strasbourg en 1995

Selon nos informations, Jean-Marc Reiser a été arrêté après la découverte de “preuves techniques”. Son téléphone aurait borné dans le secteur où se trouvait la jeune femme au moment de sa disparition. Sophie Le Tan a disparu le 7 septembre le jour de l’anniversaire de ses 20 ans. Elle avait rendez-vous après avoir répondu à une annonce sur le site du Bon Coin pour visiter un appartement.

Le profil du suspect parait inquiétant. La police judiciaire craint d’avoir mis la main sur “un tueur en série” et qu’il n’ait fait d’autres victimes en montant des scénarii machiavéliques destinés à les prendre au piège.

Un autre élément ferait craindre le pire aux enquêteurs. Selon nos informations, le suspect a notamment travaillé pour le Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) de Strasbourg en 1995. Il y était alors en charge du service des boursiers étrangers. Actuellement sans emploi, Jean-Marc Reiser préparait un master.

“Très froid, très posé”

Toujours selon nos informations, les policiers travaillent sur une série de disparition de mineurs qui pourrait avec un lien avec ce suspect. En garde à vue, l’homme a nié en bloc toute accusation. Selon nos sources, “il s’est montré très froid, très posé. Il a réponse à tout”.

Le suspect a de lourds antécédents judiciaires : il a notamment été condamné en 2001 par la cour d’assises du Doubs à 15 ans de réclusion pour le viol d’une auto-stoppeuse en 1995 dans les Landes, et pour des viols sur sa maîtresse, en 1996. Une peine confirmée en février 2002 par la cour d’assises d’appel du Bas-Rhin. Une conférence de presse du procureur de Strasbourg est prévue à 18h.