INFO M6 - Crash de l’Egyptair : l’hypothèse accidentelle retenue par l’enquête française

Photo :  AFP PHOTO / MEDIA CENTER OF THE EGYPTIAN MINISTRY OF CIVIL AVIATION

Ce tragique événement est devenu un sujet de haute tension diplomatique entre la France et l’Egypte. Que s’est-il passé un peu avant le crash du vol MS804 d’Egyptair reliant Roissy au Caire qui s’est abîmé au large de l’île grecque de Karpathos le 19 mai dernier ? Lors de cet accident, 66 personnes avaient péri dont 15 Français. 

Depuis, les autorités égyptiennes avancent l’hypothèse d’un attentat. Ces dernières semaines, elles ont même indiqué que des traces de TNT avaient été constatées sur trois pièces de l’A320 renforçant la probabilité d’un engin explosif à bord de l’appareil.

L’intérêt du gouvernement égyptien

 Lors des premières observations faites par le BEA et par des gendarmes des transports aériens dans le cadre d’une enquête ouverte en France, aucune trace d’explosif n’avait été observée jetant un trouble sur la crédibilité de l’information donnée par l’Egypte. 

Début septembre, Le Caire avait ainsi refusé que des enquêteurs de l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) aient accès à ces scellés dont on ne sait s’ils ont été “pollués” après leur extraction. “On peut penser que le gouvernement égyptien a tout intérêt à protéger sa compagnie aérienne en l’exonérant de toute responsabilité. L’acte terroriste lui permet également de légitimer sa chasse aux islamistes”, observe une source diplomatique.

Un incendie aurait pris dans le cockpit

Selon nos informations, l’enquête réalisée par la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens et le BEA accrédite la thèse d’un accident. Un travail de modélisation en 3D sur les débris aurait permis de privilégier le scénario d’un incendie qui se serait déclaré dans le cockpit avant de se propager dans le reste de l’avion pour une raison qui est encore à déterminer.

Selon les enregistrements de la boîte noire, la procédure d’incendie a ainsi été enclenchée. L’étude des débris déformés n’a en revanche pas permis de confirmer la présence d’un engin explosif dans l’avion. 

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