INFO M6 - Commissariat attaqué à Paris : le parcours de l'assaillant retracé grâce au téléphone

Les enquêteurs tentaient vendredi d'établir formellement l'identité de l'homme abattu la veille devant un commissariat parisien. Selon nos informations, ils ont retracé, grâce au bornage, le portable qui a été retrouvé sur l'assaillant. Le mobile a été localisé le 24 décembre à Valenciennes, le 25 décembre à Paris, dans les IXe et Xe arrondissements, les 27 et 28 à Marseille. En début d'année, le bornage indique que le téléphone était à Paris. Reste désormais à savoir si l'homme abattu hier le portait sur lui pendant ces dernières semaines ou si un autre individu, un éventuel complice, lui a donné quelques jours avant qu'il ne s'attaque au commissariat.

Ce que l'on sait

Selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, il est connu des services de police pour une affaire de vol en réunion en 2013 à Sainte-Maxime (Var). A l'époque des faits, l'homme avait déclaré aux gendarmes chargés de l'enquête s'appeler Sallah Ali. Il se présentait comme un sans-domicile fixe, né en 1995 à Casablanca au Maroc. Ses empreintes avaient alors été enregistrées et elles correspondent à celles de l'homme tué.

Mais son apparence laisse toutefois planer le doute sur son âge réel. Il fait plus âgé, "une trentaine d'années". Sallah Ali pourrait finalement être une fausse identité. Il pourrait en réalité s'appeler Tarek Belkacem. Il était en possession d'une lettre hier quand il a été abattu, signée d'un certain "Tarek Belkacem." Dans son téléphone ont été retrouvés des SMS, certains en arabe, d'autres en allemand. Autant d'éléments qui vont permettre aux enquêteurs de retracer son parcours et de tenter de savoir qui il était vraiment.

Les forces de l'ordre ciblées par le passé

Les attaques contre des policiers ou des militaires ne sont pas une première. Le 20 décembre 2014, un jeune converti de 20 ans, Bertrand Nzohabonayo, était abattu dans un commissariat de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire). Il avait blessé à l'arme blanche trois policiers en criant "Allah Akbar" avant de tomber sous les balles des agents.

Le 1er janvier, des militaires en faction devant la mosquée de Valence ont ouvert le feu sur un automobiliste qui leur fonçait dessus, le blessant grièvement. La qualification terroriste n'a cependant pas été retenue à ce stade. L'individu, un Français de 29 ans d'origine tunisienne, aurait des motivations confuses.

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