INFO JDD. Vote par correspondance : Emmanuel Macron ne dit pas non

·1 min de lecture

Le vote par correspondance, qui fut au cœur de la campagne présidentielle américaine, pourrait-il débarquer en France? Depuis que le député MoDem Jean-Noël Barrot a plaidé, dans le JDD du 8 novembre, pour un tel dispositif, la question, sur fond d'abstention massive et de crise sanitaire, fait débat. Au point qu'Emmanuel Macron ne l'exclut pas. "Il n'est pas fermé à cette option, indique-t-on à l'Élysée. Il n'a pas du tout l'intention de la balayer d'un revers de la main." Sur ce sujet, "l'idée est de déboucher sur un consensus politique", poursuit-on au palais. Comme sur le report des élections départementales et régionales - de mars à juin 2021 - préconisé par l'ex-président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, dans le rapport remis vendredi au Premier ministre, Jean Castex. Ce report doit être inscrit dans un projet de loi qui sera déposé début décembre. Et qui pourrait faire l'objet d'amendements introduisant le vote à distance.

Matignon et le ministère de l'Intérieur sont réticents

Le "consensus" n'est pourtant pas à l'ordre du jour. Loin de là. Si l'idée plaît au chef de l'État, à ­Matignon, on s'affirme en revanche "plutôt sceptique" sur le sujet. "Cette manière de voter a été ­supprimée en 1975 car elle entraînait des fraudes massives", rappelle-­t-on.

Même réticence Place Beauvau. "Nous ne sommes pas capables aujourd'hui […] d'être sûrs que ce scrutin, comme le scrutin électronique, soit entièrement incontestable", a estimé le ministre de l'Intérieur, Gérald...


Lire la suite sur LeJDD