INFO JDD. Ecole à la maison : l'enquête confirme des cyberattaques émanant de Russie et de Chine

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Une cyberattaque russe contre le Centre national d'enseignement à distance (Cned)? En dénonçant mardi des "attaques probablement venues de l'étranger" pour expliquer les bugs du dispositif "Ma classe à la maison", le ­ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer s'est attiré critiques et quolibets. Peut-être à tort si l'on en croit les premiers éléments de l'enquête des policiers de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication. "Il y a eu de vraies attaques, renouvelées plusieurs fois, confirme-t-on de source policière. Elles émanent bien de l'étranger, Russie et Chine." Mais pas de conclusions hâtives, "cela ne signifie pas que les commanditaires sont russes ou chinois".

Le Cned a fait l'objet de ce que l'on appelle des attaques par déni de service (DDoS, pour Distributed Denial of Service, pour les experts). En clair, ses serveurs ont été bombardés de connexions de ­manière à les saturer par une armée d'ordinateurs basés en ­Russie et en Chine ; mais pouvant être actionnés depuis n'importe quel pays. "Dès mardi matin, nous avons subi une trentaine d'attaques, de plus en plus fortes, témoigne le directeur général Michel ­Reverchon-Billot. Avec des sollicitations cent à mille fois supérieures à la normale par seconde!"

L'afflux des connexions a aussi joué

L'organisme a rapidement ­déposé plainte et saisi l'Agence nationale de la sécurité et des systèmes d'information. Mais les assauts se sont répétés :...


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