INFO FRANCEINFO. La réforme des lycées ne change rien dans les choix d'orientation et la domination des matières scientifiques, selon une étude du SNES-FSU

Alexis Morel
Les "hiérarchies de prestige" entre formations sont toujours à l’œuvre dans les choix des spécialités, selon le syndicat, malgré la prochaine mise en place de la réforme Blanquer.

La réforme du lycée, qui entrera en vigueur à la rentrée 2019, va-t-elle corriger les défauts du système actuel, et notamment la prédominance de la série scientifique ? Non, selon le SNES-FSU qui révèle une étude jeudi 18 avril, que franceinfo a pu consulter en exclusivité. Selon le syndicat, "la suppression des séries au profit d'un ‘libre choix’ de ‘spécialités’ n'a absolument pas remis en cause la domination quantitative de la série S dans le lycée".

Le SNES-FSU a réalisé "une première enquête quantitative concernant l’effet de la réforme Blanquer sur les choix d’orientation des élèves actuellement en seconde". Pour réaliser cette enquête, le syndicat s’est appuyé sur les trois premiers vœux réalisés par les élèves de seconde, sur un échantillon de 3 998 élèves répartis dans 18 lycées de France. Ces lycées ont été sélectionnés selon des critères représentatifs, affirme le syndicat.

L'ancienne série S toujours plébiscitée

Premier constat formulé par le SNES-FSU : les "hiérarchies de prestige" entre formations sont toujours à l’œuvre. Les élèves reconstituent les anciennes filières et choisissent prioritairement les matières qui correspondent à l’ancienne série S. "Les trois spécialités les plus souvent demandées par les élèves sont justement les trois disciplines centrales de la série S. Elles sont suivies par deux disciplines qui sont au centre de la série ES, elles-mêmes suivies par deux disciplines typiques de la série L", précise le document.

Ainsi, 65,7% (...)

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