Des influenceurs visés par des plaintes pour escroquerie et abus de confiance

Le Collectif AVI, qui regroupe environ 80 victimes, porte plainte après les arnaques d’influenceurs concernant Animoon et Blatagang. Marc et Nadé Blata sont plus particulièrement ciblés.

JUSTICE - Ils veulent lutter contre ceux qu’ils appellent les « influvoleurs ». Le collectif AVI – pour « Aide aux victimes d’influenceurs – va porter plainte ce lundi 23 janvier pour escroquerie en bande organisée et abus de confiance contre des influenceurs, une « première » en France, revendique-t-il.

« Face aux dérives répétées de certains acteurs de l’influence après des années d’immobilisme et d’impunité, le Collectif AVI a décidé de saisir la justice », a expliqué le groupe dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux le 12 janvier dernier. Il était alors indiqué qu’une plainte serait déposée « prochainement ».

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Les avocats du collectif ont finalement indiqué à franceinfo avoir adressé deux plaintes distinctes au parquet de Paris. L’une vise la plateforme de NFT Animoon, qui s’inspire de Pokémon. Malgré la participation de 5 000 investisseurs à travers le monde et 6,3 millions de dollars récoltés, personne n’a reçu les dividendes promis.

Des « stars » sans scrupule

L’autre plainte concerne le trading à haut risque « Blatagang » lancé et promu par l’influenceur venu de la téléréalité Marc Blata et sa compagne Nadé. Cette dernière a également fait la pub d’Animoon. Si des plaintes avaient déjà été déposées dans cette affaire, précise 20 Minutes, les victimes comptent cette fois sur la force du collectif, qui regroupe environ 80 personnes.

« Le but est de stopper tout ça et de reconnaître les nombreuses victimes qui ont dû compter pour certaines de lourdes pertes », a expliqué le collectif au quotidien. S’il souligne l’effort fait par le ministère de l’Économie pour réguler les pratiques des influenceurs, « ça se cantonne presque qu’au drop shipping. Sauf que les dérives des influenceurs vont plus loin à l’heure actuelle : produits financiers, cagnottes humanitaires, les faux produits de marque ou encore les pratiques illégales de la médecine ».

« En lançant ces recours, le Collectif AVI souhaite mettre en garde le public (jeune et moins jeune) sur les dangers des promotions de certaines ’stars’ sans scrupule, pointer la passivité des plateformes, souligner l’impuissance des institutions et encourager d’autres procédures identiques », conclut le collectif dans son communiqué.

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