Inflation au Royaume-Uni: Johnson veut moins de fonctionnaires et plus d'aides

La pression monte contre le gouvernement britannique, dans l'opinion publique, pour qu'il agisse contre la hausse générale des prix. Boris Johnson refuse pour l'instant d'imposer une taxe aux fournisseurs d'énergie pour financer des aides. Il envisage au contraire de réduire le nombre de fonctionnaires.

Avec notre correspondante à Londres, Émeline Vin

Supprimer 90 000 postes de la fonction publique permettrait, selon le gouvernement, de « libérer » près de quatre milliards d'euros. De l'argent qui pourrait ensuite être réutilisé dans des mesures de soutien aux ménages face à l'inflation.

Pour le gouvernement, il s'agit de revenir au nombre de fonctionnaires pré-2016 – c'était alors le niveau le plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale. Ces cinq dernières années, la préparation du Brexit, puis la pandémie, ont conduit à une augmentation du nombre d'employés dans les institutions gouvernementales.

Le ministre de l'Efficacité gouvernementale « espère » que la majorité des 90 000 suppressions de poste consistera en des départs en retraite non remplacés. Il s'agirait d'une réduction de 20%. Jacob Rees-Mogg assure qu'il s'agit de gérer de manière respectueuse et contrôlée l'argent des contribuables.

Le premier syndicat de la fonction publique dénonce une annonce sensationnaliste. Mais s'interroge, surtout : qu'est-ce que le service public va devoir renoncer à faire ? Le service des passeports, par exemple, est déjà submergé par les demandes. Jacob Rees-Mogg se dit confiant sur les capacités de la robotisation.

►À relire : L'inflation grimpe à 6,2% au Royaume-Uni, du jamais vu depuis 30 ans

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles