Inflation : les assureurs promettent que leurs tarifs n'augmenteront pas plus vite que les prix

© Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Les assureurs français se sont plutôt bien sortis de leur bras de fer avec le ministre de l'Économie : confrontés à une hausse des sinistres et à la baisse du pouvoir d'achat de leurs clients, ils ont promis de contenir la hausse moyenne de leurs tarifs à un niveau "en dessous" de l'inflation pour 2022 et 2023, soit une cible bien moins contraignante que les 2% promis par les banques.

"Je pense que nous sommes parvenus au meilleur accord possible dans une situation qui est très tendue pour le monde de l'assurance", a déclaré Bruno Le Maire lors d'une conférence de presse, à l'issue d'une réunion de travail avec les responsables des secteurs de l'assurance et des mutuelles. Un discours qui contraste pourtant avec celui qu'il avait tenu mercredi dernier devant l'Assemblée nationale.

Demander aux assureurs ce qui a été demandé aux banques

"Nous allons demander aux assureurs exactement ce que nous avions négocié avec les banques", expliquait alors le ministre. Les banquiers s'étaient engagés à ne pas augmenter de plus de 2% leurs tarifs l'an prochain et à ramener à un euro par mois, au lieu de trois, leur offre dédiée aux publics fragiles. L'inflation devrait dépasser les 5% en 2022, d'après les économistes, et le pic est attendu pour courant 2023, selon le gouvernement. En août, elle s'est élevée à 5,9%, sur un an .

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