Comment les industriels tentent de berner le gouvernement pour les couverts en plastique jetables

C’est un tour de passe-passe qui pourrait prêter à sourire si l’intention n’était pas sérieuse. Alors que la loi interdisant certains produits "en plastique à usage unique" entrera en vigueur au 1er janvier 2021, plusieurs industriels tentent de gagner du temps sur le gouvernement. Tandis que les touillettes et autres couverts en plastique sont censés disparaître des rayons, certains consommateurs ont été surpris de trouver dans des supermarchés ou des boutiques en ligne les mêmes couverts jetables estampillés "réutilisables", relate Le Figaro.

C’est la secrétaire générale de l’Association Climate Chance qui a dénoncé ces pratiques sur le réseau social LinkedIn. Avec cette astuce, les fabricants tentent de gagner du temps et d’anticiper l’arrêt de la production de ces couverts hautement polluants. Ils profitent notamment d’un vide juridique autour de la mention "à usage unique". Concernant les couverts en plastique, c’est un décret qui tranche la question et qui estime que pour être considérés comme réutilisables, ils doivent résister à 20 passages au lave-vaisselle.

Jeu de dupes

Les industriels assurent ainsi avoir "modifié un composant" de leurs produits pour "qu’ils puissent résister à ces vingt passages, ce qui n’était pas le cas auparavant". Un jeu de dupes pour un ingénieur commercial interrogé par Le Figaro qui estime que les couverts en plastique n’ont jamais été conçus pour être réutilisés puisqu’ils s’abîment vite et se cassent facilement. Par ailleurs, les consommateurs pourraient toujours être tentés de les jeter au bout de la première utilisation : "Une personne âgée de cinquante ans et qui a toujours jeté ses couverts va certainement continuer", estime ainsi l’expert.

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Le gouvernement, lui, pourrait s’emparer rapidement de la question. La secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson,

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