Les industriels israéliens indésirables au salon de défense Eurosatory en France

La guerre entre Israël et le Hamas a aussi des conséquences sur les industriels de l'État hébreu. Plusieurs d'entre eux devaient participer à Eurosatory, un salon international de défense et de sécurité terrestre. Il doit se tenir à Paris du 17 au 21 juin. Mais ce vendredi 31 mai, la France a annoncé qu'aucun industriel israélien ne serait autorisé à y installer leurs stands. Israël demande à la France de « revenir » sur l'interdiction.

Ils devaient être 74... 74 industriels israéliens, dont les principales entreprises de défense de l'État hébreu, à participer à Eurosatory.

Mais c'était sans compter sur une décision gouvernementale ce vendredi. « Les conditions ne sont plus réunies pour recevoir les entreprises israéliennes sur le salon français dans un contexte où le président de la République appelle à ce que les opérations israéliennes cessent à Rafah », indique le ministère des Armées.

Depuis plusieurs jours maintenant, la polémique enflait autour de la possible participation des industriels israéliens. Un collectif d'association a même appelé l'organisateur de ce raout mondial de l'armement à empêcher le commerce d'armes susceptibles d'être utilisées dans la guerre à Gaza.

Les associations pointent également du doigt la France qui, selon elles, vend des équipements militaires à Israël. Le ministère d'armées assure fournir uniquement des composants destinés au Dôme de fer, le système anti-roquettes israélien.

Israël demande à Paris de «revenir» sur l'interdiction

Benny Gantz, membre du cabinet de guerre israélien, a demandé vendredi à la France de « revenir » sur sa décision d'annuler la participation d'industriels israéliens de l'armement au salon de défense Eurosatory.


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