Comment les industriels gonflent les prix des aliments plus sains

Avec l'avènement du manger mieux, de l’écologie et du bien-être animal, les industriels de l’agroalimentaire ont dû se mettre à la page. Et cela a un prix, plaident-ils lorsque Le Parisien les interroge au sujet de la "shrinkflation". La contraction du mot anglais “shrink”, ou “rétrécir” en français, et du mot “inflation”. Plus simplement : le fait de réduire les quantités d’un produit sans en informer les consommateurs, et surtout, sans en changer le prix. En l'occurrence, il semblerait que même ce dernier principe ait mué depuis quelques mois : les prix gonflent à mesure que les quantités diminuent.

Changer une recette pour la rendre plus saine ou fabriquer des emballages biodégradables a un coût, bien entendu. Mais la moindre des choses serait d’avertir les consommateurs du changement de tarifs, s’agace l’ONG Foodwatch auprès de nos confrères. D’autant que les industriels sont fiers d’indiquer sur leurs produits leurs nouveaux engagements : jambon garanti sans nitrites, biscuits moins sucrés ou pâtes composées d'œufs de poules élevées en plein air ; les emballages s'enorgueillissent auprès des clients. Nulle mention, en revanche, de la baisse du grammage et de l’augmentation du prix du produit au kilo.

Une pratique trompeuse, selon Foodwatch pour qui le défaut d’information est le nerf de la guerre. “Par ailleurs, on ne sait pas dans quelle mesure ces augmentations de prix sont réellement justifiées ou pas, ajoute Audrey Morice, chargée de campagne de l’ONG. Ces pratiques devraient (...)

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