Industrie pharmaceutique : Sanofi regrette le manque d'investissements de la France

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Royaume-Uni, Chine, Russie, États-Unis... Sur les cinq membres permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, quatre ont d'ores et déjà pu produire et développer un vaccin contre l'épidémie de coronavirus. Tous, sauf la France, donc, qui doit encore attendre que le produit développé par Sanofi soit disponible en décembre prochain. Invité dimanche des Grands entretiens d'Europe 1, le directeur général du laboratoire français, Olivier Bogillot, a expliqué les raisons de ce retard, et insisté sur les choix stratégiques des différents gouvernements français ces dernières années, coupables, selon lui, de n'avoir pas assez investi dans la recherche. 

L'obsession pour les économies

Pour Olivier Bogillot, il faut "regarder comment la France et l'Europe ont traité le secteur de l'industrie pharmaceutique et des sciences de la vie". Au cours des dernières années, assure-t-il, "un grand nombre de gouvernants ont considéré que ce n'était pas un secteur stratégique, et ont plutôt considéré que c'était une source de dépenses, parce que les dépenses de médicaments sont remboursées par l'Assurance maladie, par la Sécurité sociale et qu'il fallait faire des économies, résorber les déficits". Et "le meilleur moyen de les résorber était de baisser le prix des médicaments et de faire des économies sur ce secteur".

Or, note-t-il, "d'autres pays n'ont pas eu du tout cette approche, et ont considéré que c'était un secteur stratégique". Et Olivier Bogillot de citer notamment la Chine, les États-Unis, l'...


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