Indre : une entreprise aurait vendu des masques chinois estampillés " made in France "

·1 min de lecture

Pendant six mois, l'entreprise Coveix de Châteauroux aurait vendu des masques chirurgicaux dans des boîtes fièrement estampillées " made in France ". Achetés par des particuliers et même distribués à l’État, les produits étaient en réalité importés de Chine, selon plusieurs employés. Le parquet de l'Indre a ouvert une enquête.

Pourquoi confectionner ce que l'on peut importer ? Il semblerait que cette réflexion ait guidé l'entreprise Coveix. Créée en septembre 2020, la société basée à Châteauroux, dans l'Indre, s'est placée sur un segment porteur : la confection de masques chirurgicaux. Mais la dizaine d'employés que comptait cette boîte affirme avoir passé les six derniers mois à reconditionner des masques chinois.Recruté dès l'ouverture de Coveix, Régis Guérin a rapidement remarqué " que les masques étaient importés de Chine ". Quand il a questionné son employeur, ce dernier se serait justifié en affirmant que le recours à cette production serait temporaire, " le temps de fabriquer les nôtres ".Même surprise pour Patricia Landré, employée depuis octobre 2020. Après un entretien d'embauche éclair, au cours duquel " le gérant n'a pas parlé et ne m'a pas fait visiter l'entrepôt ", elle est également tombée des nues lorsqu'elle a dû reconditionner des masques issus de cargaisons chinoises.Contrat avec l’ÉtatOr, une bonne partie des masques " made in France " de Coveix ont potentiellement été distribués aux hôpitaux, aux enseignants et autres services publics que...

Lire la suite sur Marianne

A lire aussi

Motion de défiance contre la direction de 20 Minutes : "On va droit dans le mur"

20 départements sous "surveillance renforcée", pas de mesures immédiates : les annonces de Castex

"Un pull à 20 euros, c’est ce que je mange en une semaine" : ce que coûte le Covid aux Français

"Je ne supporte plus les écrans, je veux rencontrer les gens en vrai" : c'est quoi, avoir 20 ans, en 2020 ?

La racialisation de la question sociale, une impasse : rendez-vous le 20 septembre place de la République