Indonésie: le passé prêté au futur président Subianto inquiète les ONG

Depuis l'annonce officielle de sa victoire, mercredi 20 mars, le futur président indonésien Prabowo Subianto reçoit des appels et messages de la part de plusieurs dirigeants du monde entier. Son voisin, le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, a été le premier à le féliciter. Vendredi, Joe Biden l'a à son tour salué par téléphone. Mais M. Subianto, actuel ministre de la Défense, est un homme au passé controversé. Cet ex-militaire a d'ailleurs longtemps été privé de visa par les États-Unis et l'Australie. En cause : plusieurs allégations concernant la disparition de militants pro-démocratie. Plusieurs ONG ne cachent pas leur inquiétude.

Avec notre correspondante dans la région, Juliette Pietraszewski

Ancien gendre du dictateur Suharto, et ancien chef des forces spéciales, Prabowo Subianto a été accusé par des ONG de défense des droits de l'Homme, et par ses anciens responsables, d'avoir ordonné l'enlèvement de militants pro-démocratie dans les années 1990.

Si l'intéressé a rejeté ces accusations et n'a jamais été poursuivi, certaines organisations laissent apparaître des interrogations quant au futur de la troisième plus grande démocratie au monde.

« Malheureusement, l'Indonésie sera dirigée par quelqu'un dont le bilan en matière de droits de l'Homme est controversé, suscitant des inquiétudes quant à son dévouement à la justice et à la responsabilité », confie Usman Hamid, directeur d'Amnesty International Indonesia.


Lire la suite sur RFI