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Les indicateurs du changement climatique dans le rouge après une année de chaleur record, alerte l'ONU

L’année 2023 est de loin l’année la plus chaude jamais recensée et l’Organisation mondiale de la météorologie rapporte que les records de températures ne sont pas les seuls à avoir été battus, « voire pulvérisés ». L’organisme onusien publie ce mardi 19 mars son rapport annuel « L’état du climat mondial » qui donne « un sens nouveau et alarmant à l’expression "hors normes" », malgré une lueur d’espoir.

Qu’il s’agisse de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) ou de protoxyde d’azote (N2O), les émissions de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux jamais égalés en 2022, la dernière année pour laquelle l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM) dispose de données d’ensemble. Les premières données pour 2023 montrent « une augmentation continue ».

Ces gaz à effet de serre piègent la chaleur dans l’atmosphère et sont les grands responsables du changement climatique. Ils résultent des activités humaines, notamment la combustion d’énergies fossiles, l’agriculture intensive ou les procédés industriels et restent présents plusieurs dizaines d’années dans l’air (près de 100 ans pour le CO2 par exemple). Les températures continueront donc à augmenter pendant de nombreuses années même si l’humanité cessait de libérer ces gaz dans l’atmosphère.

Si le niveau des mers augmente, c’est parce que des eaux chaudes sont plus dilatées (elles prennent plus de place) que des eaux froides, mais aussi parce que les glaciers des pôles et des montagnes fondent de plus en plus, ce qui ajoute une grande quantité d’eau dans l’océan.


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