Indexation des retraites : "On ne peut pas distinguer les retraites des modestes et les retraites plus élevées"

franceinfo
L'économiste Henri Sterdyniak réagit sur franceinfo dimanche au retour de l'indexation des retraites sur l'inflation pour les plus modestes, une des propositions recueillies en ligne dans le cadre du grand débat national.

La République en marche (LREM) présente dimanche 10 mars à Chartres (Eure-et-Loir) ses "idées pour la France" dans le cadre du grand débat national. Le parti y dévoile ses propositions après la restitution des quelque 3 500 contributions récoltées en ligne. Parmi elles, la réindexation des retraites sur l'inflation. Pour l'économiste à l'OFCE Henri Sterdyniak, c'est "l'ensemble des retraites qui doivent être au minimum indexées sur les prix".

franceinfo : Le retour de l'indexation des retraites sur l'inflation pour les plus modestes est-il une pierre dans le jardin de l'Elysée ?

Henri Sterdyniak : Bien sûr. Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement a diminué de 6% le pouvoir d'achat des retraités, lorsqu'on prend en compte la CSG et la non-indexation. Effectivement, cela mécontente beaucoup et à juste titre, les retraités. Le problème, c'est que la retraite n'est pas une prestation d'assistance, c'est un droit social acquis par les cotisations et c'est l'ensemble des retraites qui doivent être au minimum indexées sur les prix. On ne peut pas distinguer les retraites modestes et les retraites plus élevées, et accepter que les retraites plus élevées ne soient pas indexées, elles aussi, sur l'inflation. Parce que cela reviendrait à dire aux cadres "attention vos retraites sont fragiles" et les pousserait dans les bras des banques et des sociétés d'assurance.

Autre proposition de La (...)

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