Indemnisation des victimes d’abus sexuels dans l’Église : "un retard à l’allumage"

© FRED TANNEAU / AFP

Depuis la mise en place d’instances, six victimes d’abus sexuels ont été indemnisées. L’Inirr, chargée d’accompagner les demandes de réparation des victimes, a recueilli 900 dossiers, et a pu en traiter 25. Pour les crimes commis par des religieux, près de 400 demandes ont été reçues et une seule personne a reçu une indemnisation financière.

Elles ont été estimées au nombre de 330.000 dans le rapport Sauvé en novembre… Où en sont les victimes d’abus sexuels commis au sein de l’Église, dans leur demande d’indemnisation et de réparation ? Six mois après la mise en place d’instances pour examiner leur cas, et la collecte de 20 millions d’euros auprès des diocèses, seules six personnes ont été indemnisées.

"On est arrivé à un point où il faut que la page se tourne"

En tout, ce sont 900 demandes qui ont été envoyées à l’Inirr, l’instance chargée d’examiner les demandes de réparation. Elle a pu statuer sur 25 dossiers, dont une vingtaine demandant réparation financière, un montant oscillant entre, environ, 5.000 et 60.000 euros. 135 autres victimes sont accompagnées.

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Jean-René Nicoleau, président d’un collectif de victimes en Vendée, perd patience. "J'ai été abusé en 1970 par le recruteur du diocèse", raconte-t-il. "Cinquante ans plus tard, j'ai donc fait une demande de réparation à l’Inirr, envoyée en mars dernier", poursuit Jean-René Nicoleau. "J'ai eu un accusé de réception mais c’est tout ce que j'ai eu, et c'est trop lent. C'est-à dire que maintenant, on est arrivé au point où il faut que la page se tourne", déplore-t-il.

La présidente de l’Inirr, Marie Derain de Vaucresson, regrette un "retard à l’allumage" depuis la mise en place de l’instance en janvier. En raison, notamment, de difficultés de recrutement de bénévoles et de salariés. Il fal...

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