Inde: le principal juge de la Cour suprême accusé de harcèlement sexuel

La plus haute instance de justice indienne est dans la tourmente. Le principal juge de la Cour suprême a été accusé de harcèlement sexuel par une ancienne subordonnée. Accusations qu’il a réfutées en bloc, dénonçant une tentative de mettre à mal le système judiciaire. La plaignante a demandé l’ouverture d’une enquête par un comité spécial constitué d’anciens juges de la Cour suprême indienne.Avec notre correspondant à New Delhi, Antoine Guinard La femme de 35 ans, qui accuse le juge Ranjan Gogoi de harcèlement sexuel, fait état d'une véritable vendetta touchant toute sa famille.Dans une déclaration sous serment adressée à la Cour suprême, cette ex-assistante du juge Gogoi, affirme avoir refusé les avances répétées et appuyées de ce dernier en octobre 2018. Ce refus lui aurait valu d’être licenciée deux mois plus tard…mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là.  Selon elle, son mari et son beau-frère, tous deux fonctionnaires de police, auraient ensuite également été demis de leurs fonctions en décembre dernier pour une dispute remontant a 2012.L’ex-subordonnée du juge Ranjan Gogoi déclare également avoir été soumise a un interrogatoire musclé dans un commissariat en compagnie de plusieurs membres de sa famille, le mois dernier. Dans sa déclaration, elle fait état de violences verbales et physiques lors de cette garde à vue.La Cour suprême a répondu a cette plainte par le biais de son secrétaire général, au nom du juge Gogoi, qualifiant ces accusations de « calomnieuses et totalement fausses ».Ranjan Gogoi s’est par ailleurs lui-même adressé la Cour suprême samedi, assurant qu’il avait toujours traité tous ses employés avec respect. Il a également fait état d’un complot orchestré par des « forces puissantes » pour déstabiliser l’institution judiciaire.

La plus haute instance de justice indienne est dans la tourmente. Le principal juge de la Cour suprême a été accusé de harcèlement sexuel par une ancienne subordonnée. Accusations qu’il a réfutées en bloc, dénonçant une tentative de mettre à mal le système judiciaire. La plaignante a demandé l’ouverture d’une enquête par un comité spécial constitué d’anciens juges de la Cour suprême indienne.

Avec notre correspondant à New Delhi, Antoine Guinard 

La femme de 35 ans, qui accuse le juge Ranjan Gogoi de harcèlement sexuel, fait état d'une véritable vendetta touchant toute sa famille.

Dans une déclaration sous serment adressée à la Cour suprême, cette ex-assistante du juge Gogoi, affirme avoir refusé les avances répétées et appuyées de ce dernier en octobre 2018. Ce refus lui aurait valu d’être licenciée deux mois plus tard…mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là.  

Selon elle, son mari et son beau-frère, tous deux fonctionnaires de police, auraient ensuite également été demis de leurs fonctions en décembre dernier pour une dispute remontant a 2012.

L’ex-subordonnée du juge Ranjan Gogoi déclare également avoir été soumise a un interrogatoire musclé dans un commissariat en compagnie de plusieurs membres de sa famille, le mois dernier. Dans sa déclaration, elle fait état de violences verbales et physiques lors de cette garde à vue.

La Cour suprême a répondu a cette plainte par le biais de son secrétaire général, au nom du juge Gogoi, qualifiant ces accusations de « calomnieuses et totalement fausses ».

Ranjan Gogoi s’est par ailleurs lui-même adressé la Cour suprême samedi, assurant qu’il avait toujours traité tous ses employés avec respect. Il a également fait état d’un complot orchestré par des « forces puissantes » pour déstabiliser l’institution judiciaire.