Inde Un nouveau guet-apens sanglant de la rébellion maoïste

Libération.fr

La guérilla maoïste indienne a fait 26 victimes policières, tombées dans une embuscade dans l’Etat du Chhattisgarh, lundi. Ces derniers s’ajoutent aux 48 membres des forces de l’ordre tués depuis le début de l’année. Ce qui, ajouté aux victimes civiles et aux morts parmi les rebelles, fait de l’insurrection naxalite le conflit le plus meurtrier en Inde, devant même le Cachemire. Tout a commencé le 3 mars 1967, quand des militants communistes attisent la colère des habitants du village de Naxalbari, dans le Bengale-Occidental, contre de grands propriétaires terriens. Cinq décennies et plus de 15 000 morts après, le «naxalisme» remporte toujours l’adhésion des laissés-pour-compte du développement indien, et s’est étendu à une douzaine d’Etats. Survivant aux opérations incessantes de l’armée contre ses rangs et son arsenal, le naxalisme s’est même consolidé au début des années 2000, grâce à l’unification de ses différentes factions sous la bannière «CPI-Maoist». La «guerre du peuple» se concentre désormais dans les jungles du centre du pays, «le corridor rouge» où les tribus forestières se battent pour conserver leurs territoires menacés par les projets industriels ou miniers. L’attaque de lundi, la troisième en un mois, a eu lieu à Sukma, un district forestier contrôlé par les rebelles. Les policiers protégeaient le chantier d’une route inaugurée ce jour-là.



Retrouvez cet article sur Liberation.fr

Présidentielle: Sarkozy va annoncer qu’il votera Macron au second tour
Macron: «Je n’ai jamais considéré que quoi que ce soit était gagné»
Paris Sit-in anti-FN devant le lycée Buffon
«Nous devons […] faire échec aux démarches d’exclusion et de haine.»
Hommage au policier tué sur les Champs : «Je t’aime, gardons la paix»

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages