Inde: des journalistes harcelés et enfermés par le pouvoir libérés par la Cour suprême

En Inde, trois journalistes emprisonnés pour terrorisme ont été libérés sous caution par la Cour suprême mardi 14 mai. Ils étaient poursuivis dans trois affaires différentes, et certains étaient en détention provisoire depuis des années, sans procès. Pour ces journalistes, de plus en plus fréquemment exposés à des poursuites pénales sévères, la Cour suprême est souvent leur dernier recours.

Cela faisait six ans que le jeune journaliste du Cachemire, Asif Sultan, croupissait en prison en Inde, sans procès ni mise en examen. Il avait été arrêté pour avoir interviewé un militant indépendantiste et accusé de terrorisme. Le voici libre, sous caution, depuis mardi, les juges considérant que la détention provisoire avait assez duré.

« Les autorités visent des journalistes critiques de leur politique, et utilisent pour cela la loi antiterrorisme, car celle-ci rend toute libération sous caution très difficile », se révolte Kunal Majumder, le représentant du Comité pour la protection des journalistes en Inde.

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