Inde En Inde, le biométrique version très grand public

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Initiée en 2010, l’Aadhaar est désormais la plus grande base de données d’empreintes et d’iris au monde. Carte d’identité destinée aux 1,25 milliard d’Indiens, elle sert aussi de moyen de paiement. Mais la sécurité du système et son utilisation à des fins de surveillance posent question.

Le front barré d’un signe religieux hindou rouge, Vivek Kumar se tient droit derrière le comptoir de son étroite papeterie située dans une allée obscure d’un quartier populaire du sud-est de New Delhi. Sous le regard bienveillant d’une idole de Ganesh - le dieu qui efface les obstacles -, le commerçant à la fine moustache et à la chemise bleu-gris au col Nehru réalise des photocopies, fournit des tampons ou des stylos à des dizaines de chalands.

Gaurav, un vendeur de légumes de la halle d’à côté, entre acheter du crédit de communication mobile. Au moment de payer, il sort son portefeuille, mais pas pour chercher de la monnaie. Il y prend sa carte d’identité Aadhaar et fournit ses douze chiffres au commerçant. Qui les entre dans un smartphone, sélectionne la banque de Gaurav et indique le montant de l’achat. Le client n’a plus qu’à poser son pouce sur un lecteur biométrique relié au combiné, connecté à Internet. Une lumière rouge s’allume et un son retentit : la transaction est bien passée.

Depuis mars, 32 banques indiennes fournissent ce service novateur de paiement par empreinte digitale. Appelé Aadhaar Pay, il utilise les informations biométriques, à savoir les dix empreintes digitales et celle de l’iris, recueillies par le gouvernement depuis septembre 2010 pour créer la première carte d’identité du pays. Toute personne résidant en Inde depuis plus de six mois, y compris les étrangers, peut s’inscrire et l’obtenir gratuitement.

«Renverser le système»

L’Aadhaar («la fondation» en hindi) représente aujourd’hui la plus grande base de données biométriques au monde, avec 1,13 milliard de personnes enregistrées sur 1,25 milliard, soit 99 % de la population adulte indienne.

L’objectif (...)

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