Inde: après des inondations meurtrières dans l’État d’Assam, les secours peinent à s'organiser

Des scènes de désolation dans l’Assam, au nord-est de l’Inde, où a lieu une des pires inondations depuis des décennies. Au moins 108 personnes ont trouvé la mort et des centaines de milliers ont été obligées de quitter leurs domiciles. Dans la région de Barpeta, ce vendredi, la population tentait de s’organiser pour survivre.

De notre envoyé spécial à Barpeta,

Dans la région de Barpeta, des familles s’amassent dans des tentes de fortune sur les routes qui ne sont pas submergées. Certains ont pu sauver des vaches et des chèvres des flots.

Kamal Uddin tente de faire sécher des grains de riz. « J’ai 60 ans et je n'ai jamais vu un tel déluge ! Je n’ai pu sauver que quelques sacs de riz, les autres ont été emportés par les flots. On n’a pas de quoi tenir jusqu'à la prochaine récolte avec ça. Je ne sais même pas quand nous pourrons regagner notre maison. »

Gautam Gayan a pu regagner sa maison il y a deux jours, mais lui et sa famille pleurent aujourd’hui la mort de son frère : « On tentait d’évacuer l’eau et il voulait couper le disjoncteur, mais il s’est électrocuté. J’ai réussi à le dégager du courant, j’ai fait du bouche-à-bouche. Mais comme nous n’avions accès à aucun médecin, il a fini par mourir. »

Éviter une explosion des maladies

Sur place, les secours se font rares et leur tâche est compliquée par le peu de routes qu'ils peuvent emprunter. Nilkamal est un étudiant en médecine bénévole qui revient d’un camp de réfugiés. « À cause du manque d'hygiène et du manque de nourriture, les déplacés attrapent la diarrhée, la fièvre, des maladies de peau, explique-t-il. Nous distribuons des bougies anti-moustiques pour éviter une explosion de malaria dans ces eaux stagnantes. »


Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles