Inde: 80 milliards d’euros d’infrastructures publiques déléguées au secteur privé

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L’Inde veut dégager plus de 80 milliards d’euros en confiant aéroports, rails ou routes au secteur privé. Dans un contexte de déficit budgétaire inédit, le gouvernement assure que cette solution est temporaire. L’opposition dénonce une braderie des ressources clés du pays.

Avec notre correspondant à Bangalore, Côme Bastin

Dix-huit milliards d’euros dans le secteur ferroviaire, 17 milliards dans les routes, 10 milliards dans l’énergie... le gouvernement a dévoilé en début de semaines un très large plan de privatisation temporaire de l’économie indienne.

Objectif : combler le déficit record de 9,3% sur l’année fiscale 2020, mais aussi participer à un gigantesque plan d’investissements baptisé National Infrastructure Pipeline. Pour cet ensemble de 8 000 projets dans tous les secteurs, le Premier ministre Narendra Modi a promis plus de 1 000 milliards d’euros avant la crise.

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Une « location » qui inquiète

Le gouvernement ne parle pas de privatisation mais de monétisation ; autrement dit, il s'agit de transférer temporairement à des entreprises la gestion des routes, trains, mines ou télécommunications pour dégager des marges.

Les modalités de cette exploitation par le secteur privé et le retour dans le giron public restent cependant à préciser. L’opposition craint que cela ne conduise à des monopoles et des pertes d’emplois. Pour la figure du parti du Congrès Rahul Gandhi, « tout ce que le pays a construit au cours des 70 dernières années est offert sous prétexte de le louer ».

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