Inde: des étudiantes déshabillées pour prouver qu'elles n'ont pas leurs règles

L’Inde est sous le choc après des révélations sur un établissement fondamentaliste hindou de l’État du Gujarat, qui a forcé ses élèves à se déshabiller pour prouver qu’elles n’étaient pas en période de menstruation. Une plainte a été déposée et une enquête a été lancée.

Avec notre correspondant à Bombay, Côme Bastin

Tout est parti d’une université pour jeunes femmes affiliée à une secte hindoue, dans l’État du Gujarat. Dans cet internat religieux, les élèves sont censées éviter tout contact avec les autres durant leurs règles. Elles sont aussi bannies des temples et des cuisines.

Un surveillant a estimé qu'une infraction au règlement a été commise. Le principal a alors exigé en plein cours de 68 étudiantes qu’elles enlèvent leurs vêtements, de force, à la file, et en les insultants.

Plusieurs étudiantes ont pris la parole pour dénoncer cette humiliation et la pression qu’elles subissent au quotidien de la part des fondamentalistes hindous à la tête de cette école.

Arrestation

Ce vendredi, la police du Gujarat a arrêté le directeur de l’établissement et ouvert un dossier sur ses actes, condamnables par la loi. La commission nationale pour les femmes, institution gouvernementale indienne, a par ailleurs demandé une enquête.

La ségrégation que subissent les femmes durant leurs règles est une réalité dans toute l’Inde. Mais la plupart des médias ont été choqués par cet évènement en milieu scolaire comme India Today qui titre sur « l'horreur au Gujarat »

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