« Incroyable mais vrai », la méthode Quentin Dupieux

© Atelier de production/Arte France cinéma/Versus production

Il aime à se décrire comme une anomalie dans le cinéma français. Avec son dixième film en onze ans, Quentin Dupieux confirme son statut de metteur en scène très à part. Après avoir filmé le parcours d’un pneu tueur (­Rubber), un interrogatoire surréaliste dans un commissariat (Au poste !), la folie meurtrière d’un homme obsédé par sa veste (Le Daim) ou les aventures rocambolesques de deux losers et leur mouche géante (Mandibules), il envoie Alain ­Chabat et Léa Drucker, couple pépère et sans histoires, s’installer dans une maison très particulière : une trappe permet de se retrouver dans le même lieu, mais quelques heures plus tôt… Tandis que lui comprend que c’est une mauvaise manière d’échapper à la réalité, elle y voit une formidable occasion de retrouver sa jeunesse.

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Mon truc à moi, c’est de filmer le surnaturel de façon réaliste pour rendre totalement crédible l’absurdité que je montre

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Dans Incroyable mais vrai, Quentin Dupieux continue de décliner sa fantaisie bien à lui avec une mécanique parfaitement huilée à laquelle il n’a pas l’intention de déroger : elle est la garantie de sa totale liberté. Il veille à faire des films très courts, qui ne durent pas plus d’une heure vingt. D’abord parce que cela correspond à sa façon d’écrire des histoires, reposant sur une idée abracadabrante, et à sa volonté d’un montage très serré, indispensable selon lui pour donner du rythme à la comédie.

« Je mets beaucoup de bonnes scènes à la poubelle ! assure le sympathique barbu. J’ai...


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