Une incorruptible à la présidence moldave

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En Moldavie, la pro-européenne Maia Sandu est donnée vainqueur avec 57,75% des suffrages à la présidentielle. Son adversaire le président sortant pro-russe, Igor Dodon, l'a félicitée et il a appelé ses partisans au calme pour ne pas déstabiliser le pays.

Cette femme de 48 ans, au visage doux mais déterminé, a promis une lutte sans merci contre la corruption. Elle s'est engagée à œuvrer à une intégration de la Moldavie, un des pays les plus pauvres d’Europe, dans l'Union européenne, et à faire revenir au pays le million de Moldaves partis travailler à l'étranger.

Pro-européenne, elle a grandi en Moldavie soviétique. Sa mère était professeur de musique et son père vétérinaire. Elle a étudié l’économie et le droit avant d’obtenir une maîtrise de relations internationales aux États-Unis. Elle a ensuite travaillé comme coordinatrice de programme pour le développement aux Nations unies, puis à la Banque mondiale avant d’être ministre de l'Éducation à plusieurs reprises dans son pays.

En 2016, elle a fondé son propre parti : le Parti action et solidarité (PAS). Elle sera brièvement Premier ministre en 2019 avant de devenir la première femme élue présidente de Moldavie.

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Une réputation sans tache

Quand elle était ministre de l’Éducation, la corruption a baissé de moitié au sein de l’institution. À la tête de l’État, Maia Sandu veut profondément reformer le pays pour en finir avec la corruption, la pauvreté et l’émigration.

Sa réputation de droiture et de probité devrait lui permettre de faire avancer les réformes. « La Moldavie peut être un bon pays, un État sans corruption. Un État où les voleurs sont punis. Et les gens honnêtes ont des emplois, des salaires et des retraites élevées. Un pays où les enfants grandissent avec leurs parents », a-t-elle déclaré sur les réseaux sociaux.

Un argument qui lui a permis de capter le vote des expatriés. Dans cette ex-République soviétique, la moitié de la population active est partie à l'étranger pour échapper à la misère.

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