Incontinence urinaire et descente d'organes : attention au sport

© Peter Dazeley / Getty Images

Isabelle Reynaud: Malheureusement, non. Très souvent, les exercices ne prennent pas en compte les particularités de l’anatomie féminine, encore trop méconnues. Les professionnels du sport et de la forme n’ont pas ou peu d’informations à ce sujet. Je reçois régulièrement des jeunes femmes sportives âgées de 15 ans et en bonne santé ayant de fuites urinaires à l’effort. Contrairement aux idées reçues, incontinence et prolapsus (descente d’organes) ne sont pas seulement des pathologies de la femme âgée.

I.R.: En fonction des facteurs génétiques, morphologiques ou hormonaux, chacune dispose d’un capital de départ, qui peut être mis à mal par le port de lourdes charges, les accouchements, la toux chronique, des postures inadaptées, les sports à fort impact périnéal, la constipation, de mauvaises habitudes de miction, une respiration inversée… Toutes ces pressions fragilisent la sangle périnéale (ensemble de muscles fermant la partie inférieure du petit bassin ), qui n’est plus en capacité de se contracter.

I.R.: Chaque professionnel de santé aura sa propre idée sur la question. Au vu des études, il est important de réaliser une prise en charge dite «globale» (posturo, thoraco, abdomino-pelvi-périnéale). Bon nombre de mes patientes ont une respiration inversée : lorsqu’elles soufflent, elles gonflent le ventre ce qui entraîne la distension de la musculature abdominale. C’est délétère sur le système de suspension des organes pelviens et sur le (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite

Nos conseils pour éviter les pesticides dans les fruits et les légumes
Sport : top 10 des repas à manger après une activité physique
Incontinence urinaire : les exercices qui peuvent vous être utiles
Pour la première fois, une étude compte les nerfs du clitoris (et il y en a plus que ce que l'on pensait)
Vinyasa, Yin, Hatha... Quels sont les différents types de yoga (et lequel choisir) ?