Incidents sur les Champs-Élysées : les commerçants du quartier vont porter plainte contre l'État pour "non-assistance à commerce en danger"

franceinfo
Les commerçants de l'avenue n'en peuvent plus et projettent de se rassembler en association et de déposer plainte pour "non-assistance à commerce en danger", selon nos confrères de France Bleu Paris.

Après les dégradations commises dans la soirée du dimanche 14 juillet, suite aux festivités du 14 juillet et à la victoire de l'équipe de football algérienne en demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN), les commerçants du quartier des Champs-Élysées vont porter plainte contre l'État, rapporte France Bleu Paris.

Ils projettent de se rassembler en association et de déposer plainte pour "non-assistance à commerce en danger". Dimanche soir, plusieurs vitrines de l'avenue Wagram ont été vandalisées. Des vélos, des scooters et des poubelles ont été dégradés et incendiés.

Ras-le-bol, écœurement et inquiétudes

Les commerçants du quartier, fragilisés par plusieurs mois de dégradations en marge des manifestations de gilets jaunes, sont exaspérés. "Ils m'ont fracturé mon rideau, ils m'ont cassé mes vitres, ils m'ont certainement bousillé mon moteur électrique, réagit Philippe Rousselle, devant la vitrine explosée de son bureau de tabac. Il va falloir encore avancer l'argent, se faire rembourser par les assurances, c'est le ras-le-bol." "On est écœurés, poursuit-il. On travaille 15 heures par jour, on se fait braquer, on se fait bousiller nos vitrines. Monsieur Macron, qu'attendez-vous ? Ça fait une trentaine d'années que c'est le bazar, mais là c'est trop."

Thierry, directeur d'un restaurant haut-de-gamme, reconnaît qu'il vient travailler "parce qu'il faut bien", mais sans grande conviction. Les portes vitrées de son établissement ont été brisées jeudi 11 (...)

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