Incidents au Stade de France : pourquoi le dispositif n'a pas été à la hauteur ?

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Emmanuel Macron laisse son ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin , monter au front et accuser les supporteurs britanniques d'être largement responsables du chaos. 30.000 à 40.000 d'entre eux n'auraient pas eu de billets, ou alors des faux. Mercredi, Gérald Darmanin sera entendu par le Sénat avec la ministre des Sports. Une note des services de renseignement avait alerté sur les risques de fraude massive. Pourquoi le dispositif n'a-t-il donc pas été à la hauteur?

"Rien n'a fonctionné samedi soir"

Ce n'est pas un problème de renseignement puisque, vous l'avez compris, tout ou presque avait été prévu et écrit. Il faut donc chercher du côté du pilotage qui n'a pas réussi à faire face aux nombreuses difficultés survenues au même moment : les problèmes de billetterie, la grève de la RATP, l'afflux de supporters sans billet ou avec des faux billets, le nombre de stadiers jugé insuffisant. "C'est simple, rien n'a fonctionné samedi soir", confie à Europe 1 un cadre de la préfecture de police, comme si aucune leçon n'avait été tirée des gilets jaunes.

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La polémique agace en interne

Il faut rajouter à cela les 300 à 500 voyous locaux venus dépouiller les supporteurs anglais aux abords du stade. Les effectifs engagés n'ont pas su, n'ont pas pu faire basculer le dispositif à l'origine de gestion des flux de la foule vers une opération de lutte contre la délinquance. "Trop rigide, pas assez co...


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