Incident raciste à l'Assemblée: Renaissance lance une pétition pour demander la démission du député RN

Le parti Renaissance a lancé le 3 novembre 2022 une pétition pour demander la démission du député RN Grégoire de Fournas - Change.org
Le parti Renaissance a lancé le 3 novembre 2022 une pétition pour demander la démission du député RN Grégoire de Fournas - Change.org

La majorité présidentielle se veut ferme. Le parti Renaissance, ex-LREM, a lancé jeudi soir une pétition en ligne pour demander la démission du député RN Grégoire de Fournas. Ce dernier avait clamé "Qu'il retourne en Afrique!" dans l'hémicycle, alors que le député insoumis Carlos Martens Bilongo posait une question au gouvernement. La pétition a récolté, ce vendredi matin, un peu plus de 1000 signatures.

"'Retourne en Afrique' - Grégoire de Fournas doit démissionner, madame Le Pen!", affirme la pétition, lancée sur le site Change.org

Dénonçant une "interpellation raciste", les signataires demandent une "condamnation sans ambiguïté de l'ensemble des forces politiques et en premier lieu de son parti", passant, selon eux, par une "démission sans délai" du député RN.

"Je reste député", a cependant affirmé l'intéressé ce vendredi matin sur BFMTV. "Ce que j'ai dit était tout à fait dans le champ républicain", s'est-il défendu.

"La question de la démission se pose", pour Darmanin

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, issu de la majorité, a mentionné une éventuelle démission du député, ce vendredi sur le plateau de BFMTV.

"J'espère que le bureau de l'Assemblée nationale prendra la décision la plus forte pour sanctionner ce député. Je pense que la question de sa démission se pose pour lui", a-t-il estimé.

La séance à l'Assemblée nationale a été interrompue, un fait rarissime, après les propos de Grégoire de Fournas. Cette sortie a rapidement suscité un tollé au sein de la classe politique, le RN déplorant une polémique "grossière".

Un rassemblement en soutien à Carlos Martens Bilongo doit se tenir ce vendredi à 13h, près de l'Assemblée nationale. Le député RN est pour sa part convoqué au bureau de l'Assemblée afin de s'expliquer.

Article original publié sur BFMTV.com