Inceste : «On est dans un système judiciaire qui ne protège pas assez les enfants»

© LOIC VENANCE / AFP

"Sauver mon petit garçon", l'expression revient à de multiples reprises dans la bouche d'Aurélia. Cette mère de trois enfants est en pleine bataille judiciaire depuis plus de deux ans pour éloigner ses deux filles et surtout son fils, Camille, âgé de 5 ans, de leur père, qui leur aurait fait subir des violences sexuelles . Elle s'est confiée dans la Libre antenne de Valérie Darmon.

"Les gendarmes ont refusé d'entendre mon fils"

"J'ai quitté le foyer en 2018 pour violences conjugales . En 2020, l'une de mes filles m'a racontée ce qu'elle subissait lorsque je m'absentais du domicile. À la même époque, Camille, qui avait à peine 2 ans, devait passer un week-end sur deux chez son papa et lorsque je le récupérais, il était souvent très perturbé", raconte-t-elle. "Il a fini par me raconter certaines choses et je suis allée directement à la gendarmerie pour faire entendre Camille. Les gendarmes ont refusé, sous prétexte qu'il est trop petit, alors que ma fille a été entendue et qu'elle raconte la même histoire."

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Au mois de janvier dernier, un jugement permet à Aurélia de récupérer les droits parentaux et interdit à l'homme d'être seul avec son fils. Il ne peut le voir que dans un centre d'accueil, en présence d'une personne habilitée. Mais à partir du mois de septembre prochain, il sera autorisé à passer 4 heures sans surveillance avec le petit garçon, deux fois par mois....


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