Affaire Olivier Duhamel : comment les révélations de Camille Kouchner relancent le débat sur le délai de prescription de l'inceste

Violaine Jaussent
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Faut-il mettre un terme à la prescription pour l'inceste ? Le débat est relancé depuis début janvier. En révélant dans un livre, La Familia grande (Ed. Seuil), que son beau-père, le politologue Olivier Duhamel, a agressé sexuellement son jumeau lorsqu'il était adolescent, à la fin des années 1980, Camille Kouchner a levé le voile sur une affaire, tue dans une famille connue du grand public. Le parquet de Paris a annoncé, le 5 janvier, l'ouverture d'une enquête pour "viols et agressions sexuelles", mais les faits pourraient être prescrits. Camille Kouchner, qui est également juriste, suggère d'en faire "une infraction spécifique". "Pour la prescription, notamment : qu'on mette plus de temps à parler des siens que d'un inconnu, c'est quand même normal", détaille-t-elle le 4 janvier dans une interview à L'Obs (article pour abonnés). Elle alimente ainsi le débat sur le sujet, qui avait déjà surgi ces dernières années, notamment avec les révélations de viols subis par Flavie Flament lorsqu'elle était enfant.

En droit français, la prescription est un principe général qui désigne le délai prévu par la loi, passé lequel la justice ne peut plus être saisie. Depuis les années 1980, le délai de prescription a été allongé à plusieurs reprises pour les crimes sexuels sur les mineurs. Avant 1989, il était de 10 ans à compter de la (...)

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