Inceste : la parole se libère en France

Depuis une dizaine d’années, la parole se libère en France à propos des actes d’inceste. En 2009, 3% des Français se déclaraient avoir déjà été victime de ce type d’acte. Ils étaient 6% en 2015 et même 10% en 2020. Huit victimes sur dix seraient des femmes et la première agression toucherait en moyenne des enfants de 9 ans. Dans la "grande majorité des cas, les auteurs sont des hommes", rapporte la journaliste de France Télévisions Lucile Devillers, se basant sur une note de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales publiée en décembre 2020. "Le noyau de la violence" La journaliste et cofondatrice de Louie Media Charlotte Pudlowski note que dans un premier temps, lorsqu’il s’agissait d’évoquer les agressions faites aux femmes, le harcèlement de rue était beaucoup mentionné. Avec la libération de la parole sur l’inceste, c’est aussi un moyen selon elle de "regarder vers le noyau de la violence, là où c’est le plus fréquent et là où ça nous conditionne en tant que société à subir des violences."