Incendies dans le sud-ouest: Emmanuel Macron évoque une "saison exceptionnelle par sa dureté"

Emmanuel Macron lors d'une réunion de crise liée aux incendies le 15 juillet 2022 - BFMTV
Emmanuel Macron lors d'une réunion de crise liée aux incendies le 15 juillet 2022 - BFMTV

Il évoque une saison "exceptionnelle par sa dureté". Le président de la République Emmanuel Macron s'est exprimé ce vendredi sur BFMTV en amont d'une réunion de crise sur les incendies en cours dans le sud-ouest.

"Nous avons d'ores et déjà trois plus de forêts brûlées qu'en 2020", a-t-il souligné, évoquant "à la fois un printemps qui a été très sec et des feux qui se sont déployés avec force."

Remerciant les pompiers et les élus mobilisés, le chef de l'État également tenu à avoir un mot pour les nombreux sinistrés et personnes contraintes à l'exil, alors que de nombreux mouvements d'entraide se mettent en place dans les communes touchées.

Solidarité européenne

Dans cette épreuve, Emmanuel Macron a également souligné l'importance de pouvoir bénéficier d'une "solidarité européenne", se traduisant très concrètement par l'aide de la Grèce, "qui a mis plusieurs appareils à disposition (des pompiers français)", précisant que l'Italie devrait également apporter son aide prochainement.

Pendant que les yeux sont rivés sur la Gironde et le sud-ouest, d'autres régions de l'Hexagone sont en proie aux flammes depuis plusieurs jours. Dans les Bouches-du-Rhône, 900 pompiers, et notamment deux Canadair sont toujours actuellement déployés pour combattre un incendie dans le massif forestier de la Montagnette. Si le feu est fixé, une colonie de vacances a dû être évacuée et mise à l'abri, et au moins 300 hectares de végétation ont été ravagés.

Moins de 1000 hectares brûlés l'an dernier à la même date

Il y a quelques jours, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait déjà évoqué le caractère exceptionnel de cette saison sur la question des incendies. Une situation favorisée par l'épisode caniculaire qui sévit pour la seconde fois en un mois en France.

"Cette saison des feux a commencé très tôt, du fait sans doute du réchauffement climatique et de la sécheresse", a souligné mercredi soir Gérald Darmanin, en déplacement à la Teste-de-Buch, en Gironde.

Le locataire de la Place Beauvau avait également déploré "plus de 15.000 hectares brûlés depuis le début de l'année, alors qu'on était à moins de 1000 hectares à la même date l'année dernière".

Article original publié sur BFMTV.com

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