Incendies en Gironde: trois départements veulent des "états généraux" de la forêt des Landes de Gascogne

Pompiers en Gironde - AFP
Pompiers en Gironde - AFP

Les présidents PS des départements de Gironde, des Landes et du Lot-et-Garonne ont réclamé jeudi l'organisation cet automne d'"états généraux du massif des Landes de Gascogne", après les incendies qui ont brûlé près de 21.000 hectares de forêt en Gironde.

Jean-Luc Gleyze, président de la Gironde et du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) 33, Sophie Borderie, présidente du Lot-et-Garonne et du SDIS 47, et Xavier Fortinon, président des Landes, ont adressé un courrier en ce sens à Fabienne Buccio, préfète de la région Nouvelle-Aquitaine.

"Un retour d'expérience" des récents feux

Ils estiment que "les deux terribles incendies qui balafrent désormais le littoral girondin (7000 hectares brûlés à La Teste-de-Buch, ndlr) et la forêt des Landes de Gascogne (20.800 hectares brûlés dans le secteur de Landiras)" génèrent des questions qu'il faudra "se poser collectivement", "une fois les cendres refroidies".

Selon eux, il faut en retirer "un retour d'expérience qui soit profitable pour qu'à l'avenir, alors que le changement climatique est à l'oeuvre, nous ne soyons plus confrontés à des feux d'une telle ampleur".

"Nous devrons parler du rapport entre urbanisme et forêt, d'organisation de l'espace, des dessertes du massif, de son accessibilité, de replantation et d'entretien forestier, de vulnérabilité à d'autres risques comme les tempêtes", affirment-ils.

Appel à des moyens aériens pérennes

D'après eux, ce travail doit associer l'État, les trois départements, les SDIS, la région, les représentants des sylviculteurs, de la Défense des forêts contre les incendies, du Centre régional de la propriété forestière et du Parc naturel régional des Landes de Gascogne, ainsi que des scientifiques et des universitaires.

Peu après le début des deux deux incendies le 12 juillet, Jean-Luc Gleyze avait estimé que le massif des Landes de Gascogne, "plus grande forêt de résineux d'Europe", devait "être doté de moyens aériens de lutte" contre les incendies.

La présidente du Lot-et-Garonne et le maire d'Agen Jean Dionis ont proposé jeudi que l'aéroport de la ville accueille "un dispositif avancé de moyens aériens de sécurité civile".

Lors d'une visite en Gironde le 20 juillet sur les sites des incendies, qui n'ont pas fait de victime, le président Emmanuel Macron avait indiqué que la France devait se doter "davantage" d'avions de lutte contre les feux.

Article original publié sur BFMTV.com

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