Incendies en Gironde: le feu à Landiras "désormais fixé" mais "pas éteint"

Les feux sont fixés en Gironde, mais le travail des pompiers se poursuit sans relâche pour éviter toute reprise du feu.
Les feux sont fixés en Gironde, mais le travail des pompiers se poursuit sans relâche pour éviter toute reprise du feu.

Les feux sont fixés en Gironde, mais le travail des pompiers se poursuit sans relâche pour éviter toute reprise du feu.

INCENDIES - Nouvelle note d’espoir en Gironde. L’incendie qui a ravagé près de 13.800 hectares de forêt depuis le 12 juillet à Landiras, au sud de Bordeaux, est “désormais fixé”, a annoncé ce lundi 25 juillet la préfète de Gironde Fabienne Buccio.

“Après douze jours de lutte acharnée” contre les incendies, “je suis en mesure de vous annoncer que le feu de Landiras est désormais fixé”, a annoncé la préfète de Gironde et Nouvelle-Aquitaine devant la presse, précisant au passage que “les habitants vont pouvoir regagner leur domicile”.

Le second incendie qui a également frappé la Gironde à La Teste-de-Buch, sur le bassin d’Arcachon, avait été également déclaré fixé samedi. Selon la préfecture de Gironde, ce lundi, tous les habitants évacués étaient également autorisés à regagner leur domicile sur ce secteur.

Malgré l’ampleur de ces deux incendies, aucun blessé n’est à déplorer dans la population, a précisé le patron du Sdis 33 Marc Vermeulen. “Attention, les feux sont fixés. Ils ne sont pas pour autant éteints. Cela signifie qu’il n’y a plus de foyers actifs”, a ajouté Fabienne Buccio. Pendant 12 jours, les deux feux ont ravagé 20.800 hectares - soit la superficie de deux fois Paris intra muros. Au total ce sont plus de 36.000 personnes ont été évacuées depuis le 12 juillet.

Sur le terrain, le “travail de fourmi” se poursuit

Malgré ces nouvelles encourageantes, sur le terrain, le travail éreintant des pompiers continue. Sur ces reliefs accidentés et dunaires, il faut grimper pour atteindre le fumeron, ce feu qui couve sous une souche et émet une petite fumée. Pour ça, “il faut tirer de la lance”, souligne Kelly Sylvestre, femme sapeur-pompier volontaire de 30 ans.

“Ce n’est plus l’urgence des grandes flammes. On fait un travail de fond, de fourmi, pour éviter toute reprise, surtout qu’il fait encore chaud, et rassurer les gens”, ajoute-t-elle. Il faut également noyer certaines zones pour éviter que le feu ne reprenne via les racines en feu.

Les pompiers traitent les “lisières”, en noyant de “mouillant” des zones non brûlées autour de zones brûlées, étouffent des “fumerons”, points incandescents capable de raviver le feu à tout moment. Ils éteignent aussi des flammes en cas de reprises ponctuelles. “Il y en a encore beaucoup partout”, assurent-ils.

Quand les moyens terrestres ne suffisent pas, l’ordre de s’écarter est rapidement donné à la radio et un hélicoptère vient larguer de l’eau en quelques minutes, après un bon coup d’avertisseur sonore. “Il va se passer un sacré bout de temps avant que ce feu cesse, ce sera un travail de plusieurs semaines”, prévient la capitaine Pauline Aso, cheffe du secteur où évoluent les pompiers de Dordogne et leur CCF (camion-citerne feux de forêt) de 6.000 litres, près de Cazaux.

À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi l’origine des départs de feu doit devenir le centre du débat

LIRE AUSSI:

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles