Incendies : face aux feux plus intenses, une évolution indispensable

© AP/SIPA

Une « vision d’enfer » pour les pompiers sur place : cette semaine, plus de 10 000 hectares de forêts girondines sont partis en fumée , et les incendies de Landiras et de La Teste-de-Buch n’étaient toujours pas fixés samedi soir. Les Bouches-du-Rhône n’ont pas été épargnées, et la Charente-Maritime est passée samedi après-midi en « vigilance très sévère » aux feux de forêt. « Il y a quelques décennies, ces feux étaient cantonnés au bord de la ­Méditerranée, rappelle Pierre Schaller, colonel de sapeurs-pompiers retraité et officier expert auprès des soldats du feu des Bouches-du-Rhône. On va vers des moments bien difficiles. »

Même l’Ille-et-Vilaine (Bretagne) a décrété mercredi une interdiction de circuler entre 13 heures et 6 heures dans les forêts à risque.

Deux Canadair grecs

Fréquence accrue, localisation étendue et intensité démultipliée : face au risque, la nécessité de s’adapter s’impose – aux professionnels comme aux citoyens. « On peut légitimement s’attendre à ce que les mesures de fermeture des massifs soient utilisées plus souvent », estime Pierre Schaller. « Nous devons sensibiliser la population à ce qu’est la forêt », ajoute Jean-Luc Gleyze, président de la Gironde et du service départemental d’incendie et de secours (SDIS). Ne pas faire un barbecue en lisière de forêt ou fumer quand on se promène, débroussailler sa parcelle pour limiter la propagation du feu : autant de réflexes qui, selon lui, tendent à se perdre.

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