Les incendies australiens ont ensemencé l’océan Pacifique

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Les gigantesques incendies qui ont ravagé l’est de l’Australie en 2019/2020 ont émis des aérosols absorbés des milliers de kilomètres plus loin dans l’Océan Pacifique par du phytoplancton. Un effet inattendu des "méga-feux" qui se multiplient avec le changement climatique.

PYROGENE. Près de 19 millions d’hectares partis en fumée, un milliard d’animaux brûlés, des milliers de maisons détruites ! Les incendies qui ont ravagé l’est de l’Australie entre juin 2019 et janvier 2020 présentent un bilan environnemental désastreux. Ces méga-feux ont cependant provoqué des cascades d’évènements à des milliers de kilomètres de là dans une zone de plusieurs milliers de km² bien au-delà de la Nouvelle-Zélande, plus très loin des côtes du Chili : une impressionnante explosion de phytoplancton visible de l’espace. Les aérosols pyrogènes ont servi d’aliments dans des régions océaniques habituellement pauvres en vie. C’est le résultat du travail d’une équipe internationale dont les travaux viennent d’être publiés dans Nature. évalue à 715 millions de tonnes les émissions totales de CO2 des incendies australiens (soit près du double des émissions annuelles de la France) tandis que .

Les zones marines qui ont connu un bloom algual à la suite des incendies australiens. Copyright Nature

Comment être sûr qu’il y ait un lien entre les deux phénomènes ? Les images satellitaires qui montrent l’énormité du panache des flammes n’indiquent en rien ni leur composition, ni leur direction. "Nous avons cependant un indicateur, une molécule nommée levoglucosan qui désigne à coup sûr la biomasse comme l’origine des aérosols émis, assure Nicolas Cassar, professeur à l’Université Duke (USA) et co-auteur de l’étude. Les modèles de déplacements atmosphériques nous donnent ensuite avec précision le devenir des fumées". créée à partir des images du satellite Modis de la Nasa est particulièrement spectaculaire.

Un bloom algual repéré depuis l'espace

ARGO. Cet énorme panache est plein de nutriments, au premier lieu desquels, le fer naturellement présent dans la lignocellulose des arbres. En retombant dans des eaux réchauffées par l’été austral, ces éléments ont engraissé les rares planctons présents dans ce désert océanique, emballé leur reproduction et provoqué une énorme t[...]

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