Incendie de Lubrizol à Rouen : Analyses complémentaires rassurantes dans les Hauts-de-France selon Atmo

Christophe Kuchly

ENVIRONNEMENT - Atmo, l'observatoire de l'air, assure que le nuage a eu un impact marginal dans la région, ce que confirme l'Agence Régionale de Santé 

À événement exceptionnel, dispositif exceptionnel. Au lieu des 14 composés habituellement analysés, Atmo en a étudié 31, en provenance de quatre sites, sur la période allant du 25 au 29 septembre. Et les conclusions de l’association de surveillance de la qualité de l’air dans les Hauts-de-France sont simples : oui, l’incendie de l’usine Lubrizol a eu des conséquences sur la concentration des  hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), mais dans des proportions raisonnables.

Le benzo (a) pyrène loin du seuil de référence

« En direct, on observait un léger effet du passage de fumée, explique Atmo. Nous avons élargi le spectre des polluants pouvant être liés à cet événement pour évaluer l’impact sur les métaux et les HAP. » Ces derniers ne sont pour la quasi-totalité pas réglementés, et l’indéniable augmentation des valeurs ne peut pas être mise en perspective.

Le benzo (a) pyrène, polluant classé cancérogène, est le seul à posséder un seuil de référence. Si sa concentration a été en hausse le lendemain de l’incendie, on est resté loin de la zone à risque souligne Atmo. « Concrètement, si on était au niveau de la valeur maximale tous les jours de l’année, on serait dix fois sous le seuil de référence(...) Lire la suite sur 20minutes

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