Inégalités. Un Erasmus à deux vitesses

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Pour profiter du programme d’échange Erasmus, il vaut mieux vivre dans un pays du nord de l’Europe et ne pas être issu d’une famille modeste. C’est ce que montre une enquête du site espagnol El Confidencial.

Trente-cinq ans après sa création, 10 millions de jeunes Européens ont pu effectuer un séjour d’études à l’étranger grâce à Erasmus. Pourtant l’accès au programme d’échange – reconnu comme une réussite majeure de l’Union européenne – est loin d’être garanti à tous, montre une enquête du site d’information El Confidencial.

En 2019-2020, 831 865 étudiants et enseignants au total ont participé au programme Erasmus. El Confidencial s’est associé à l’Osservatorio Balcani Caucaso Transeuropa pour analyser les données disponibles sur 200 000 des échanges réalisés au cours de l’année entre les 27 États membres de l’Union européenne ainsi qu’avec cinq pays associés : la Turquie, la Serbie, le Monténégro, l’Islande et le Liechtenstein.

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Encore beaucoup de progrès à faire

Conclusion de l’enquête : l’accès au programme d’échange reste inégal pour les étudiants issus des milieux les plus modestes comme pour ceux qui viennent des pays européens les moins prospères.

Toutes les sources contactées pour cette étude sont d’accord pour souligner que le programme Erasmus, malgré son incontestable succès, a encore beaucoup de marge de progression pour réduire ces écarts socio-économiques.”

Ainsi plus de 60 % des étudiants de premier cycle issus des pays les plus avancés économiquement qui sont partis grâce à Erasmus en 2019-2020 ont rejoint des universités de pays ayant un niveau économique similaire. Mais seuls 37 % des étudiants issus de pays moins riches ayant participé à Erasmus la même année ont pu

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