Inégalités. En Algérie, la crise économique creuse la crise sociale

Liberté (Alger)
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Rien n’a été fait depuis la chute d’Abdelaziz Bouteflika, en avril 2019, pour mettre fin aux privilèges d’une partie des Algériens. Avec la crise sanitaire et économique, les difficultés sociales se font de plus en plus fortes, s’alarme cet éditorialiste du quotidien Liberté.

La crise économique qui sévit depuis ces dernières années en Algérie ne manque pas d’exacerber les grandes inégalités sociales et de discréditer, par là même, toute volonté qui viserait à normaliser la politique budgétaire de l’État et à rationaliser la gestion de l’argent public.

L’existence d’un régime spécial de retraites pour les cadres supérieurs de la nation, véritable gouffre financier dédié aux “privilégiés de la République”, ne peut, en ce sens, que susciter contestations et critiques, au moment où la précarité sociale gagne de plus en plus de terrain [une pétition pour l’abolition de ce double système de retraite a été lancée. Les cadres supérieurs de l’État et de l’armée, mais aussi les hauts responsables du FLN, bénéficient d’un régime spécial].

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Au-delà de la crise sanitaire et de ses incidences sévères sur l’économie réelle, la crise sociale, faut-il le rappeler, tire ses origines essentiellement de l’assèchement de la rente pétrolière et de ses corollaires indirects que sont la hausse du chômage et la dégradation continue du pouvoir d’achat des ménages.

Défiance vis-à-vis du pouvoir

Dans un tel contexte, l’absence de tout effort pour réduire le train de vie de l’État, les dépenses courantes de ses démembrements et

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