Dans « Impunité », Hélène Devynck raconte l’histoire des femmes victimes de PPDA

Dans un livre à paraître le 23 septembre, la journaliste Hélène Devynck dresse le portrait des accusatrices de Patrick Poivre d’Arvor et décrit les liens de solidarité qui les unissent (photo d’archive prise au festival de Deauville en 2018).
Francois G. Durand / WireImage / Getty Images Dans un livre à paraître le 23 septembre, la journaliste Hélène Devynck dresse le portrait des accusatrices de Patrick Poivre d’Arvor et décrit les liens de solidarité qui les unissent (photo d’archive prise au festival de Deauville en 2018).

Francois G. Durand / WireImage / Getty Images

Dans un livre à paraître le 23 septembre, la journaliste Hélène Devynck dresse le portrait des accusatrices de Patrick Poivre d’Arvor et décrit les liens de solidarité qui les unissent (photo d’archive prise au festival de Deauville en 2018).

VIOLENCES SEXUELLES - « Nous sommes une soixantaine à dénoncer le même homme… » Le 23 septembre prochain, l’ancienne journaliste de TF1 et LCI, Hélène Devynck, publie un livre sur une affaire phare du mouvement de libération de la parole des femmes face aux violences sexuelles : les accusations portées contre l’ancienne gloire du journal télévisé de la première chaîne, Patrick Poivre d’Arvor, qui n’a pas été poursuivi, les faits étant prescrits.

Un ouvrage dans lequel elle dresse le portrait des accusatrices de PPDA, mais où transpire aussi la solidarité entre ces femmes, comme le montrent les quelques extraits du livre publiés chez nos confrères du Monde. « On a su avant de se voir qu’on était faite du même bois. On avait toutes buté contre le silence ou l’indifférence, partagé l’humiliation, l’espoir d’une justice et la volonté de défendre celles qui ne le peuvent pas », écrit Hélène Devynck.

« Les preuves vivantes de ce que le patriarcat à la française coûte »

Elle décrit ainsi des femmes toutes différentes, que ce soit au niveau de l’âge, de la vie qu’elles mènent, de là où elles ont grandi, de là où elles ont croisé PPDA. Avec quelques similarités néanmoins : « Les écrivaines sont surreprésentées, les anorexiques aussi. On a toutes fait des études supérieures. » Hélène Devynck ajoute : « Les sociologues sauraient déterminer un biais de sélection en comparant notre groupe aux statistiques nationales. Les enquêteurs auraient pu chercher un profil des victimes. »

Des différences qui ne les empêchent pas de se soutenir, de s’entraider, de se répéter qu’elles se croient et qu’en dépit de l’absence de réaction et de l’omerta, elles sont ensemble. « On se fera la courte échelle pour surmonter les murs de découragement. Les valides porteront les blessés. On s’éparpillera, mais on fera bloc dès que l’une d’entre nous s’affaiblira. »

Dans les bonnes feuilles publiées par Le Monde, Hélène Devynck décrit ainsi « la chaleur des mots échangés (entre elles) continue à nous réchauffer » ou encore un de leur dîner qui demeurera comme « un îlot préservé de tendresse où j’irai me réfugier ».

Tant et si bien qu’elle en vient à se demander « dans quelles circonstances de l’existence se trouve-t-on aussi proche de gens qui, quelques instants plus tôt, étaient de parfaits inconnus ? » Et d’y apporter, déjà, un élément de réponse : « On est les preuves vivantes de ce que le patriarcat à la française coûte de peur, de solitude et de souffrance. »

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