"Le plus important n'est pas de filmer, mais de diffuser" : comment les vidéastes ont réussi à documenter les violences policières

Violaine Jaussent

"J'entends le 'plop' du tir de Flash-Ball et je vois un homme qui s'écroule. J'enclenche la vidéo sur mon appareil photo." L'image est gravée dans la mémoire de Pedro Brito Da Fonseca. Le 8 décembre 2018, ce journaliste de l'agence audiovisuelle Premières lignes, habitué à couvrir des conflits, de la révolution tunisienne à la guerre en Syrie, part photographier la quatrième manifestation des "gilets jaunes" organisée à Paris. "Quand je vois l'utilisation hallucinante du lanceur de balles de défense (LBD), je décide de filmer", explique-t-il. Toute la journée, il reste attentif à l'utilisation décriée de cette arme par les forces de l'ordre.


Janvier, février, mars 2019… Pedro Brito Da Fonseca poursuit sa démarche. S'il s'en éloigne un temps, c'est pour mieux y revenir, pendant la contestation contre la réforme des retraites. Son objectif : documenter. Jusqu'ici, il a précieusement conservé ses images. Aujourd'hui, le journaliste, déjà auteur d'un film sur les violences policières pendant les manifestations contre la loi Travail, mais qui se défend de "tout sentiment anti-flic", réfléchit à un documentaire produit par Premières lignes. "Ces images sont des pièces d'archives, elles (...)

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